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Un hommage à ces personnages aux esthétiques aussi diverses que les cultures et les civilisations qui les ont façonnés.

En 1960, Hans Silvester découvre en Provence la beauté des épouvantails, silhouettes fantomatiques qui peuplaient les champs. Faits de bric et de broc, ils servaient à assurer la pérennité des semailles et la bonne marche des récoltes. Fasciné par ces formes d’art brut et éphémère, Hans Silvester a voulu en garder la mémoire photographique. Pendant des décennies, au cours de ses pérégrinations en France mais aussi en Europe, en Asie et en Afrique, il a photographié des centaines d’épouvantails qui, en même temps que des myriades d’oiseaux, ont peu à peu disparu des campagnes. Ces images témoignent de la fragilité de ces silhouettes tour à tour amusantes, fantomatiques et apaisantes. Un hommage à ces personnages aux esthétiques aussi diverses que les cultures et les civilisations qui les ont façonnés.